Questions fréquentes

Nous avons réuni ici les questions les plus fréquentes que nous avons reçues de la part de candidats, de partenaires, ou de journalistes. Si vous êtes un expert du monde bancaire ou de l’informatique, certaines questions pourront vous paraître un peu simplistes mais nous avons souhaité être le plus synthétique possible.

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Sommaire

  1. Qu’est-ce qu’une banque ?
  2. Qu’est-ce qu’une banque de dépôt ?
  3. Pourquoi vouloir créer une banque ?
  4. Comment pensez-vous vous distinguer des banques existantes ?
  5. Pourquoi cibler en priorité les PME ?
  6. Quel sera votre modèle économique ?
  7. Pourquoi construire une infrastructure bancaire en partant de zéro ?
  8. Quelles technologies utilisez-vous principalement ?
  9. Comment résumeriez-vous votre projet en quelques lignes ?
  10. Pourquoi avoir choisi le nom Margo Bank ?
  11. Quels sont les grands défis du projet ?
  12. Quand pourrai-je ouvrir un compte ?
  13. Considérez-vous être une start-up ou une banque ?
  14. Que pensez-vous de l’impact de la blockchain sur l’industrie bancaire ?
  15. Que pensez-vous de l’impact du Machine Learning sur l’industrie bancaire ?
  16. Avez-vous prévu à terme de remplacer les Chargés d’affaires par des robots ?
  17. Que pensez-vous de l’impact des GAFAM sur l’industrie bancaire ?

Qu’est-ce qu’une banque ?

La plupart des dictionnaires définissent la banque comme un établissement financier qui reçoit des fonds du public et les emploie pour effectuer des opérations de crédit et des opérations financières. On distingue généralement trois familles d’activités bancaires :

  • La banque de dépôt ou de détail : c’est la banque telle qu’on la connaît traditionnellement. La banque reçoit et stocke l’argent de ses clients, leur donne des moyens de paiement et prête ces fonds à plus long terme.

  • La gestion d’actifs : elle consiste à gérer des capitaux confiés par un client, en appliquant des politiques d’investissements, pour en tirer le meilleur rendement possible selon un niveau de risque choisi.

  • La banque de financement et d’investissement (BFI) : elle rassemble l’ensemble des activités et des opérations dites de haut de bilan, dont les plus connues sont les introductions en Bourse, l’émission de dette et les fusions-acquisitions.

Lorsque ces trois activités sont regroupées au sein d’une même entité, on parle de banque universelle. De notre côté, nous souhaitons uniquement devenir une banque de dépôt pour le moment.

Qu’est-ce qu’une banque de dépôt ?

Une banque de dépôt a trois métiers principaux :

  • Dépôt : elle stocke l’argent de ses clients de manière sécurisée, sous forme physique ou numérique ;
  • Paiement : elle offre à ses clients des facilités de paiement (chèques, cartes…) ;
  • Crédit : elle accorde des prêts à des particuliers ou à des entreprises grâce, entre autres, aux dépôts de sa clientèle.

Lorsqu’une institution est en mesure de faire ces trois métiers, on parle d’établissement de crédit, un synonyme pour banque de dépôt. Autrement, si elle n’offre que des facilités de paiement, on parle d’établissement de paiement.

Les prêts accordés par les banques de dépôt jouent un rôle crucial dans le financement de l’économie (cf. question suivante). Cette activité est toutefois risquée et est donc fortement encadrée. En effet, si un déposant peut théoriquement récupérer l’ensemble de ses fonds du jour au lendemain, la banque, de son côté, a généralement prêté une partie de cet argent à d’autres clients sur plusieurs années.

Les enjeux pour une banque de dépôt sont donc multiples :

  • Elle doit d’abord gagner la confiance de ses clients, qui lui confient leur argent ;
  • Elle doit ensuite vérifier la qualité des emprunteurs auxquels elle accordera un crédit ;
  • Elle doit également garder des liquidités pour permettre aux clients de récupérer leur argent si besoin ;
  • Elle doit enfin avoir suffisamment de fonds propres pour faire face aux éventuels défauts de paiement de ses emprunteurs.

Une banque de dépôt repose donc fondamentalement sur la confiance réciproque qu’elle entretient avec ses clients et sur la gestion de son exposition au risque.


Pourquoi vouloir créer une banque ?

Les banques de dépôt jouent un rôle essentiel dans l’économie : elles permettent de financer des projets grâce à de l’argent inemployé. Elles sont, d’une certaine manière, des plateformes de redistribution temporaire de liquidité.

Les banques en place endossent déjà bien évidemment ce rôle : par exemple, à fin 2016, le marché total des prêts aux PME est estimé à 385,1 milliards d’euros d’encours de crédit selon les chiffres de la Fédération Bancaire Française. Néanmoins, leur capacité d’action est parfois limitée par les difficultés qu’elles ont accumulées en interne au cours des dernières décennies :

  • difficultés technologiques : les infrastructures bancaires reposent souvent sur des technologies vieillissantes, peu adaptées aux nouveaux cas d’usage ;
  • difficultés opérationnelles : les réseaux d’agences ne sont plus forcément adaptés aux nouvelles habitudes des clients ;
  • difficultés produits : les banques sont contraintes contractuellement de maintenir des produits financiers peu utilisés et créés il y a longtemps.

Face à ce constat, nous sommes intimement persuadés qu’un nouvel établissement de crédit, libéré de ces contraintes, pourrait créer davantage de valeur dans l’économie, notamment sur le segment des PME.


Comment pensez-vous vous distinguer des banques existantes ?

Nous souhaitons construire notre offre autour de trois axes principaux :

  • Le conseil, pour fournir aux chefs d’entreprise et directeurs financiers, l’expertise bancaire et l’accompagnement dont ils ont besoin ;
  • La technologie, pour simplifier un maximum de tâches et donner le plus d’autonomie et de temps utile à nos clients et banquiers ;
  • La transparence, pour donner à nos clients de la lisibilité et des informations utiles sur les produits qu’ils utilisent. Cette FAQ est un premier pas dans ce sens.

Concrètement, nous voulons proposer :

  • Un compte en banque moderne et intuitif, disponible sur toutes les plateformes, qui intègre intelligemment d’autres services utilisés par l’entreprise (comptabilité, factures, notes de frais…) ;
  • Des crédits compétitifs avec obtention rapide d’une réponse (qu’elle soit positive ou négative), avec un juste niveau de garantie, grâce à une meilleure maîtrise du coût du risque, fondée sur la relation entre le Chargé d’affaires et son client, et sur l’ensemble des données collectées par la banque.

En plus de cela, chaque client bénéficiera d’un suivi et d’un accompagnement personnalisé auprès d’une équipe de banquiers expérimentés. Cette équipe sera notamment :

  • Disponible, grâce à une automatisation des tâches administratives répétitives ;
  • Pertinente, grâce aux formations internes et aux outils d’analyse mis à disposition ;
  • Autonome, grâce à un pouvoir de délégation important accordé aux équipes de terrain.

Pourquoi cibler en priorité les PME ?

Nous sommes convaincus que la banque a un rôle important à jouer dans tous les segments de l’économie : particuliers, très petites entreprises (TPE), petites et moyennes entreprises (PME), entreprises de taille intermédiaire (ETI), grandes entreprises (GE)…

Néanmoins, après avoir analysé chacune de ces catégories, les banques semblent plutôt bien répondre aux besoins des particuliers, des ETI et des GE. L’offre y est abondante et la concurrence plutôt saine. En revanche, les TPE et les PME paraissent avoir été quelque peu oubliées par les établissements bancaires existants. Nous sommes ainsi convaincus que c’est sur ces segments, et plus particulièrement sur celui des PME, qu’une offre bancaire moderne associée aux conseils d’un banquier expérimenté pourrait apporter le plus de valeur.


Quel sera votre modèle économique ?

Notre modèle économique sera celui d’une banque de dépôt classique et reposera principalement sur :

  • Les frais liés à l’utilisation du compte courant et des facilités de paiement associées ;
  • Les intérêts liés aux crédits accordés aux clients.

Dans chacun des cas, nous souhaitons offrir une tarification ajustée, claire et compréhensible.


Pourquoi construire une infrastructure bancaire en partant de zéro ?

Plusieurs progiciels bancaires sont aujourd’hui disponibles sur le marché. La force de ces logiciels est d’avoir su répondre à la quasi-totalité des besoins bancaires des institutions existantes. Leur grande faiblesse, en revanche, est de se reposer sur des technologies vieillissantes, mal adaptées à la création d’un nouvel établissement bancaire et au nombre croissant de données que nous devrons collecter.

Nous avons donc choisi de développer nous-mêmes notre infrastructure bancaire afin de :

  • Obtenir une architecture souple et évolutive, qui bénéficie des technologies les plus récentes ;
  • Concevoir des interfaces intuitives, conçues selon les meilleurs pratiques de design ;
  • Mettre en place des technologies d’intelligence artificielle, au service de nos clients et de nos banquiers ;
  • Maîtriser l’ensemble des données de nos clients afin d’en garantir la sécurité et confidentialité.

Quelles technologies utilisez-vous principalement ?

Notre infrastructure bancaire utilise plusieurs technologies :

  • ReactJS, une bibliothèque JavaScript libre développée par Facebook depuis 2013, dont le but est de faciliter la création d’applications web monopage (comme Gmail). Nous utilisons ReactJS pour la conception de nos interfaces complexes comme le compte courant.

  • Kotlin, un langage de programmation moderne (orienté objet et fonctionnel), qui garantit une interopérabilité complète avec l’ensemble de l’écosystème Java, un autre langage de programmation plus ancien mais qui a fait ses preuves. Nous utilisons Kotlin pour le développement de nos services back-end (en dehors du noyau transactionnel) comme le moteur d’octroi de crédit.

  • Elixir, un autre langage de programmation fonctionnelle, qui assure une interopérabilité à 100 % avec l’écosystème Erlang, un langage inventé par les sociétés de télécommunication, capable de gérer un gros volume de messages avec une très haute fiabilité et disponibilité. Très pratique quand on souhaite gérer un grand nombre de transactions financières. Nous utilisons Elixir pour le développement de notre noyau transactionnel.

  • Amazon Web Services (AWS), la plateforme cloud d’Amazon, qui fournit des serveurs virtuels et héberge de nombreux services d’infrastructure (bases de données, files de messages, réseaux virtuels sécurisés, gestion des identités, etc.). Nous utilisons AWS pour le développement et le déploiement de notre plateforme bancaire.


Comment résumeriez-vous votre projet en quelques lignes ?

Notre objectif est simple : apporter un soutien solide aux petites et moyennes entreprises européennes.

Nous souhaitons leur offrir les produits bancaires qu’elles méritent (compte courant moderne et intuitif, crédits rapides et compétitifs) tout en leur donnant accès aux conseils de banquiers expérimentés. Cette offre sera conçue autour de trois valeurs qui nous tiennent à cœur : conseil, technologie, transparence.

Pour y parvenir, nous construisons un nouvel établissement bancaire qui reposera sur l’obtention d’un agrément d’établissement de crédit, la construction de notre propre infrastructure technique, et la sélection puis la formation de nos banquiers.


Pourquoi avoir choisi le nom Margo Bank ?

Avant de rechercher le nom notre future banque, nous avons listé les critères de sélection qui nous semblaient indispensables. Ce nom devait être court, singulier, pertinent, facile à écrire et à prononcer en France et en Europe, et surtout disponible.

Très vite, nous avons été séduits par l’idée de choisir un prénom car ce choix reprenait une des valeurs fortes de notre projet : remettre l’humain au centre de la relation client. Le choix d’un prénom féminin nous semblait également apporter une touche d’originalité dans un secteur bancaire où la symbolique masculine prédomine (lion, taureau…).

Après plusieurs mois de recherche, nous avons estimé que le prénom, Margaux, réécrit Margo pour les futurs besoins de l’international, répondait à l’ensemble des critères que nous nous étions fixés. Ce prénom nous a été inspiré par Marguerite Boucicaut (dont Margaux est le diminutif), entrepreneure exceptionnelle, qui a co-fondé puis dirigé Le Bon Marché suite à la mort de son mari Aristide. Ils ont tout deux inventé les grands principes du commerce moderne (vous pouvez vous replonger dans cette époque en relisant Au Bonheur des Dames d’Émile Zola).


Quels sont les grands défis du projet ?

La banque est une industrie qui requiert un grand niveau d’intelligence collective pluridisciplinaire. C’est un projet qui ne peut pas être construit par deux ingénieurs ou deux commerciaux dans un garage. La banque exige une collaboration très forte entre chaque domaine d’expertise qu’elle mobilise. Et pour chacun de ces domaines, la liste des questions auxquelles il faut répondre est intellectuellement très stimulante :

  • Technologie – Comment stocker des milliards d’euros en toute sécurité ? Comment garantir une fiabilité totale des transactions ? Comment offrir la même qualité d’expérience sur mobile et ordinateur ? Comment concevoir, déployer et superviser le système pour assurer une disponibilité de 99.99 % ? Comment lutter contre la fraude ? Comment collecter des données en temps réel pour alimenter des algorithmes d’Intelligence Artificielle ? Comment concevoir une architecture suffisamment ouverte et flexible qui puisse s’étendre à de futurs services, sans pour autant devenir fragmentée et obsolète ?

  • Marketing – Comment inspirer confiance sans historique ? Comment créer une marque conçue pour résister à l’épreuve du temps ? Comment communiquer auprès d’une clientèle, les PME, déjà sur-sollicitée ? Sur quels messages forts et originaux, la banque peut-elle s’appuyer ?

  • Risque et Conformité – Quel est le fonctionnement atomique d’une banque ? Comment obtenir un agrément d’établissement de crédit ? Comment limiter l’exposition au risque d’un nouvel établissement bancaire ? Comment adapter les contraintes réglementaires aux besoins d’une jeune structure ? Comment définir la politique d’octroi de crédit ?

  • Produit et Design – Comment offrir une expérience utilisateur incomparable à nos clients et à nos utilisateurs internes ? Comment concevoir un produit dont on n’est pas utilisateur ? Comment concilier les contraintes clients, réglementaires, technologiques et commerciales au sein d’une interface simple et intuitive ? Comment concilier autonomie et supervision des clients au sein d’un même produit ?

  • Commercial – Quel rôle donner au Chargé d’affaires parmi tous les interlocuteurs d’un client (expert-comptable, avocat) ? Comment faire converger les intérêts de la banque et du client ? Comment concilier transparence et protection des données ? Quels conseils apporter à un client grâce à l’analyse de ses données bancaires ? Comment déléguer le pouvoir de décision au Chargé d’affaires tout en évitant les conflits d’intérêts ?

  • Ressources Humaines – Comment attirer les meilleurs talents pour chacun de ces domaines ? Comment faire collaborer efficacement ces différentes équipes ? Comment rémunérer équitablement et à sa juste valeur chaque collaborateur ? Comment s’assurer que la culture d’entreprise minimise les risques de conflits d’intérêts ?


Quand pourrai-je ouvrir un compte ?

Le lancement de notre offre est soumis à l’obtention de notre agrément d’établissement de crédit et dépend de l’état d’avancement de nos développements techniques. De manière générale, nous n’aimons pas nous engager sur des dates que nous ne pourrions pas tenir avec certitude. Néanmoins, nous pouvons déjà vous dire que ce ne sera pas pour 2018 mais que nous faisons tout notre possible pour 2019.


Considérez-vous être une start-up ou une banque ?

Notre objectif est clair : devenir une banque de dépôt. Par conséquent, nous ne pouvons pas vraiment dire que nous sommes :

  • Une start-up : bien que nous attachions beaucoup d’importance à plusieurs valeurs de la culture start-up (autonomie des équipes, agilité de développement, fort attachement à la qualité des produits, importance du service client), nous estimons que la nature de notre projet inscrit davantage notre entreprise dans le secteur bancaire que dans celui des nouvelles technologies et d’Internet ;

  • Une fintech : même si nous aimons l’idée d’union, entre finance et technologie, que le mot véhicule, les fintechs sont généralement considérées comme une catégorie de start-ups (cf. point précédent) ;

  • Une néo-banque : stricto sensu le mot décrit parfaitement notre entreprise. Malheureusement, il a été employé à mauvais escient par des start-ups qui n’étaient justement pas de « vraies » nouvelles banques. Il s’agissait généralement d’établissements de paiement qui n’avait pas l’autorisation légale d’utiliser le mot « banque » et qui ont donc cherché un terme qui s’en rapprochait.

  • Une banque en ligne : nous ne nous classons pas dans cette catégorie dans la mesure où une partie de la relation client reposera sur des banquiers et des centres d’affaires. En revanche, l’ensemble de nos services sera bien sûr accessible à distance.

Nous estimons donc que les expressions (nouvelle) banque, (nouvel) établissement bancaire ou (nouvel) établissement de crédit décrivent au mieux notre entreprise.


Que pensez-vous de l’impact de la blockchain sur l’industrie bancaire ?

La Blockchain (chaîne de blocs) est une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle. Selon ses plus fervents défenseurs, la nature décentralisée de la blockchain, devrait permettre, au moins en théorie et à long terme, de se passer d’intermédiaires, comme les établissements bancaires notamment.

Mais c’est oublier que le rôle des banques n’est pas seulement de stocker de l’argent de manière sécurisée, mais aussi de financer l’économie en maintenant un niveau de risque limité et d’apporter un conseil et un accompagnement à ses clients (cf. questions précédentes). C’est d’autant plus vrai lorsque ces clients sont des entreprises. De notre point de vue, les applications fondées sur la blockchain ne permettront pas de remplacer cette expertise bancaire.


Que pensez-vous de l’impact du Machine Learning sur l’industrie bancaire ?

Plusieurs initiatives sont parvenues à montrer que des ordinateurs bien entraînés, grâce à des techniques de Machine Learning (apprentissage automatique), pouvaient désormais effectuer des tâches plus rapidement et efficacement que des êtres humains. Certains imaginent déjà la disparition pure et simple d’une très grande majorité des emplois tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Pour notre part, nous sommes plus mesurés : si nous sommes aussi convaincus que l’intelligence artificielle changera profondément l’industrie bancaire, nous restons persuadés que la relation humaine demeurera irremplaçable sur beaucoup de sujets, notamment sur la création du lien de confiance qui lie un client à sa banque (cf. question suivante).


Avez-vous prévu à terme de remplacer les Chargés d’affaires par des robots ?

Non. Notre point de vue est simple et repose sur cette observation : les humains sont des êtres fondamentalement sociaux. Ils créent naturellement des liens et ces liens se renforcent à mesure qu’ils échangent ensemble. Ces liens sont le fondement du (e-)commerce.

La banque est une forme de commerce très avancée. Elle exige de la confiance et du temps. Elle demande des liens sociaux forts, que seuls des humains sont capables de créer.

Notre objectif est donc de créer le meilleur environnement pour faciliter la création de ces liens entre les banquiers et leurs clients. À ce titre, nous pensons que des outils d’intelligence artificielle pourraient aider les banquiers dans cette tâche, sans pour autant altérer la nature de la relation.


Que pensez-vous de l’impact des GAFAM sur l’industrie bancaire ?

Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) sont parvenues en quelques années à prendre une place prépondérante dans nos vies et à collecter une très grande quantité de données. Plusieurs observateurs prédisent que ces nouveaux acteurs déstabiliseront fortement les acteurs bancaires existants, notamment grâce à leur maitrise de la technologie.

Néanmoins, nous pressentons que ces entreprises n’ont pas la culture nécessaire pour attaquer le marché bancaire en profondeur. Parce qu’il repose sur la confiance et qu’il est très fortement réglementé, ce marché exige beaucoup de persévérance et de résilience. Les GAFAM, de leur côté, ont une culture davantage centrée sur des expériences de courte durée où des preuves de succès sont attendues rapidement.